| | "Cinq hommes, cinq instruments,
cinq volontés inébranlables. Point de fioritures, on joue
à fond, on crache le feu." La Terre de chez nous, 22
novembre 2003 "De retour d'une tournée triomphale en
Bretagne, (...) une formation qui n'en finit pas d'écumer les
scènes. (...) Que du bon, que du bonheur pour les cinq
garçons dans le vent de la verte Erin." L'Est
Républicain, 12 novembre 2003. "80 concerts par an
ont fait de cette jeune formation le must de la musique irlandaise en
région franc-comtoise et bourguignonne. (...) Porté par
un acordéon convaincant et un uilleann pipes décapant, la
section rythmique contrebasse/bouzouki propulse la formation pour une
mise en orbite assez réussie." Trad Mag,
juil.-août 2003. "[le groupe bisontin] forme une
combinaison pleine d'énergie..." Paris Match,
n°2818, 15 et 22 mai 2003. "on se dit que le style de ce
jeune groupe s'est affiné, il est plus personnel et donne une
autre couleur à une musique d'inspiration irlandaise. Blackwater
trace petit à petit son chemin, explorant le champ des
possibles." La Presse bisontine, n°30, avril 2003
"Avec quatre-vingts concerts par an, Blackwater s'affiche comme un des
leaders français de la musique celtique. (...) Blackwater, c'est
l'irresistible envie de taper des mains dès les premiers sons
l'uilleann pipes et de gratte sur la contrebasse." La Voix du
Jura, mars 2003. "Blackwater fait son show à
Quimper. (...) Le rythme a vite rassemblé, toute une joyeuse
foule (...). Si dans leurs premiers CD, ils jouaient essentiellement
des traditionnels irlandais, maintenant ils rajoutent leurs propres
compositions. Pour Gweltaz [spécialiste de cette musique bien
connu sur la place à Quimper !], c'est un des meilleurs groupes
pour cette musique en France, comparable avec les irlandais
eux-mêmes ! (...) En attendant leur talent fou a bien plu au
public. Le soir-même ils allaient emballer la dernière
soirée de l'été à Bénodet, un feu
d'artifice de notes, avant celui de lumière et de feu." Ouest-France,
8 septembre 2003. "Quand les petits gars de Blackwater font
leur show? ils le font bien, voire même très bien.
Dès les premières notes de "Le zarb. Humours of Tulla"
ça démarre au quart de tour dans un déferlement de
notes, justes et bien placées, qui nous plongent la tête
la première dans le tonneau de bière. Une bière
noire comme on sait si bien les faire en Irlande. Car avec Blackwater
ne vous attendez pas à entendre autre chose que de la musique
irlandaise. Et ils se défendent vraimet, mais alors vraiment
très bien. Ils sont? doués. En premier le uillean piper
Gaël Rutkowski. Il impose son style, enjoué, rapide,
sûr, avec une maîtrise digne d'être citée au
panthéon des jeunes pipers d'Irlande ou de Bretagne. Le
quatrième morceau est royalement fou : mais voilà, lui et
ses compères ne viennent ni de l'un, ni de l'autre de ces pays.
Blackwater nous vient du Jura. Comme quoi, les a priori?" CELTICS,
le magazine des musiques celtes N°7 -
Janvier/Février 2002 - 1 titre "Le zarb" sur le CD sampler.
"La musique irlandaise, cela marche très fort. Voici quelques
années, elle était réservée à tous
les amoureux du monde celtique. Ell résonnait abondamment en
Bretagne, les Galiciens commençaient à être
atteints, tous les Etats-Unis et le Canada vibraient aux sons du reel
et de la jig, puisqu'ils suffisait que deux ou trois Irlandais
d'origine venant à se réunir sortent leur tin whistle ou
leur violon? ou mettent un disque des Chieftains. Et la contagion s'est
opérée ! Qui aurait cru que Toulouse compterait
aujourd'hui quatre ou cinq pub musicaux irlandais ? Et qui aurait
imaginé l'existence d'un groupe franc-comtois-bourguignon
versé dans ce répertoire ? Les musiciens sont de
provenances diverses : Gaël Rutkowski au uillean pipes et
Sébastien Lagrange à l'accordéon pratiquent
quelque temps en exploitant cette formule assez peu fréquente
(en Irlande, Tommy Keane et Jacqueline Mc Carthy y réussissent
fort bien, mais ave un concertina il est vrai). Deus autres
compères, venus tout droit du Faubourg de Boignard, ont
troqué leur répertoire morvandiau et les cornemuses de
Raphaël Thiery contre cette formule cent pour cent accoustique
celle-là, mais terriblement efficace : Didier Gris et Gilles
Sommet aux bouzoukis, le dernier des deux souvent à la
contrebasse aussi. Musique frénétique, virtuosité
des interprètes, ambiance survoltée : voici le
résultat que Blackwater nous propose. On ne reste pas assis sur
sa chaise, et on imagine l'ambiance que peut dégager une telle
musique en concert. D'ailleurs le calendrier de Blackwater est
particulièrement rempli. C'est très bien ! Bravo !
Simplement, telle efficacité se crée au détriment
de la finesse. Le son est assez peu varié, et la
sensibilité d'un Paddy Keenan, d'un Liam O'Flinn ou d'un Jerry
O'Sullivan fait parfois défaut. De même, le bouzouki d'un
Donal Lunny peut apporter une légèreté subtile
mais électrique, alors qu'ici notre groupe "pulse" d'un bout
à l'autre, adoptant plus le son d'un Ceili band (orchestre
à danser de pub) que celui d'un ensemble que l'on écoute
pour le seul plaisir. C'est un parti pris : Blackwater y parvient
à merveille." PASTEL, édité par le
Conservatoire occitan, centre de musiques et danses. N°48 -
2e semestre 2001 INTERVIEW :
Why Not : De par le style musical que vous vous êtes
choisis, vous êtes forcément un peu à part dans le
monde musical français. En qualifiant vous même votre
style en « irish énervé »,
vous êtes même carrément seuls en piste. Est ce que
ce n?est pas un peu difficile de se faire entendre en France quand on
joue un type de musique qui sort tant des sentiers battus ?
Comment le vivez vous ? Gaël Rutkowski
: Il est vrai que lorsqu'on joue de la musique irlandaise en
France, on s'adresse à un public plus ou moins "initié",
même s'il y a un certain effet de mode en ce moment autour des
musiques dites "celtiques". Du fait que nous avons choisi de nous
orienter sur une manière particulière d'arranger notre
musique (que nous qualifions
effectivement "d'irish énervé") nous
pouvons nous adresser à un plus large public que si nous jouions
une musique purement traditionnelle. Nous voulons nous démarquer
de ce qu'on peut entendre généralement en musique
irlandaise en donnant à nos arrangements une direction plus
"rock acoustique" . De ce fait, on entend
régulièrement des gens présents à nos
concerts dire qu'il ont aimé notre musique parce qu'elle
diffère d'une musique irlandaise traditionnelle. Nous avons
également de bons contacts avec des gens plus "traditionalistes"
qui apprécient la manière dont nous nous approprions ces
thèmes irlandais. Cette ouverture nous permet de trouver
beaucoup de concerts (environ 80 par ans). Notre musique sort
effectivement des sentiers battus (culture TF1 et compagnie) et
ça marche (c'est plutôt rassurant), donc nous vivons
ça très bien! WN : A
l?écoute de votre dernier album [Don?t relax, do it !], on
note une ouverture vers des sons nouveaux et un certain mélange
des genres. Est ce votre future direction musicale ? Allez vous
continuer à élargir l?horizon ? GR
: Sur l'album Don't relax, do it !nous avons effectivement ouvert la
porte à des sons nouveaux, notamment sur le titre "pint of
mint tea" et sur l'intro de "commun day". Nous voulions essayer
d'intégrer les samples et la programmation sur quelques titres
pour ouvrir davantage notre champ musical. On ne peut pas
réellement dire que ce sera notre future direction musicale,
mais on continuera à créer quelques titres dans le
même registre. Sur un album, ils permettent d'assurer une
ouverture vers d'autres horizons et sur scène, ils permettent
d'apporter plus de diversité au concert. Depuis
l'enregistrement, nous avons créé un autre morceau dans
la lignée de "pint of mint tea", il se nomme "radio Bagdad
Kemper", c'est un mélange entre des rythmes orientaux et un
thème que l'on pourrait qualifier de légèrement
"bretonnisant" (d'où le titre du morceau...). Nous avons sorti
ce morceau sur une compilation qui s'appelle "Salon oriental 4" et il
figurera sur le prochain album de Blackwater. Nous n'avons pas une
réelle volonté d'orienter notre musique essentiellement
dans cette direction, mais nous allons continuer à utiliser ces
mélanges avec parcimonie. |